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  La grande peste
Pernes, cité millénaire
De “Paternae” à Pernes
Pernes, capitale du
Comtat Venaissin
La grande peste
Un nouvel Eden
 

Après les guerres de religion, Pernes fut frappée par plusieurs épidémies au cours du XVIè et du XVIIè siècle. Certaines archives mentionnent par exemple 2500 victimes en la seule année de 1580.

En 1720, la peste commence à remonter de Marseille à travers toute la Provence. La ville prend toutes les précautions possibles en participant, comme toutes les communes de la région, à la construction du «mur de la peste». Il s’agit d’une muraille en pierre sèche qui n’empêchera malheureusement pas le fléau de se répandre. Le mal contagieux commence alors à atteindre les campagnes. En réaction, on décide d’approvisionner la ville de manière à tenir le plus longtemps possible.

 

Toutes les portes des remparts sont fermées sauf la porte Notre-Dame qui sera néanmoins solidement gardée. Enfin, on met en place des lieux de quarantaine tels que la «grange de l’Espérance». Grâce à toutes ces dispositions, le registre paroissial dénombre seulement 122 décès en 1721 alors que d’autres villes perdent quasiment le quart de leurs habitants.

L’épidémie prend fin en 1723 et, en remerciement à Saint-Roch, les Pernois restaurent la chapelle du saint patron des pestiférés (voir diaporama). Aujourd’hui encore, la tradition du culte du saint se perpétue chaque année, le dimanche qui suit le 15 août.