Dans « Vieille France », Robida consacre un volume à la Provence où il écrit : "Pernes est un joli échantillon de ces petites villes de Provence, un peu écartées des grandes voies, pas trop accablées des bienfaits du Dieu Plutus, et restées à peu près telles qu’elles furent au XVè siècle, enfermées encore dans leurs bonnes et vieilles murailles. Elle est en plaine sur un petit torrent portant quelques filets d’eau des Monts de Vaucluse à la Sorgue.
Situation charmante, de beaux arbres aux alentours, et la montagne si près. En tournant à travers les bouquets d’arbres qui enveloppent la petite cité, on se heurte tout à coup à d’antiques murailles qui gardent pittoresquement par endroits leurs créneaux à mâchicoulis, en font un joli pâté de maisons à ruelles ombreuses, une ceinture se poursuivant sur un assez long périmètre....