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  Malachie Frizet (1849-1909)
Louis Giraud
Paul de Vivie
Esprit Antoine Blanchard
Esprit Fléchier
Les "De Brancas"
Malachie Frizet
 

Malachie Frizet est né à Pernes le 3 novembre 1849 dans la grande maison du Cours qui porte le nom de son père, Charles. Il est issu de l’une des plus honorables familles pernoises où les traditions provençales sont fortement enracinées. Tout en faisant son droit à l’université d’Aix, ce passionné de poésie provençale fréquente tous les Félibres et en particulier Frédéric Mistral qui le nourrit de ses œuvres. En 1877, il devient secrétaire de rédaction au journal félibréen «Lou Prouvençau» et fait preuve de grande qualité quant à la rigueur de l’écriture mais aussi comme prosateur. Frizet devient également un poète exquis qui ne nous a malheureusement laissé que trop peu d’œuvres.

Malachie Frizet devient célèbre grâce à son cantique «Prouvençau e Catouli», de son véritable titre «Cantique à Notre-Dame de Provence». Chantée depuis sa composition en 1875 par tous les provençaux dans toutes les églises du Midi, le monde entier a pu entendre cette œuvre à Notre-Dame de Lourdes.

 

Grâce à ce cantique écrit pour l’inauguration de la chapelle élevée à Notre-Dame de Provence, Malachie Frizet eut le premier prix et reçut une fleur d’or des mains de Mistral. Il ne la garde pas pour lui mais «en fit l’hommage pieux à la Vierge en l’accrochant au manteau bleu de la statue». Mistral, Aubanel et Roumanille assistent à la cérémonie.

C
e grand succès populaire marque la fin d’une carrière de poète et le démarrage, pour Frizet, d’une remarquable carrière de journaliste à Montpellier. En 1883, il devient rédacteur en chez du journal royaliste «L’Eclair», journal qu’il rend «de bon ton et de bonne foi» car Frizet écrit «une langue excellente, il sait tout dire sans gros mots. Il a une horreur profonde de la médisance, de la calomnie, de la diffamation... Il déteste le genre solennel, autant que le prétentieux. La qualité qu’il met au-dessus de toutes, c’était le naturel». Malachie Frizet, poète, félibre et journaliste, est mort le 28 octobre 1909.

Note : Les parties entre guillemets sont extraites du recueil « Malachie Frizet», de jules Veram – 1919.